samedi 7 novembre 2009

Energie / Le Japon prépare l'ère de la voiture électrique

Après des dizaines de prototypes crées par les firmes françaises Citroen, Renault, Peugeot, toujours pas développées par manque de volonté (voir le petit film de l'INA sur la voiture électrique de 1894 à nos jours), ailleurs on anticipe l'avenir:


Au Japon, on anticipe déjà le boom de la voiture électrique et la forte demande en lithium qui sera nécessaire pour fabriquer les batteries. Même si les ressources de ce métal sont très abondantes à l'échelle mondiale, les zones exploitées sont majoritairement situées en Amérique du Sud et le Japon doit importer 70 % de son lithium du Chili. De plus, les cours de ce métal augmentent très rapidement : la tonne est passée de 350 à 3000 dollars de 2003 à 2008. C'est pourquoi les fabricants de batteries japonais cherchent à diversifier leurs fournisseurs, notamment en important depuis le Canada et la Bolivie, mais aussi en mettant en place une filière de recyclage : la société japonaise Nippon Mining & Metals a annoncé la construction d'une usine-pilote dédiée au recyclage des cathodes de batteries lithium-ion, dont l'activité commerciale devrait démarrer dès 2011. Elle permettra de récupérer des métaux précieux tels que le cobalt, le nickel, le lithium et le manganèse.
Pendant ce temps, nous essayons de vendre des EPR ...

mardi 3 novembre 2009

Un tiers des réacteurs nucléaires français était à l'arrêt lundi. La France en panne ?




Un tiers des réacteurs nucléaires français était à l'arrêt lundi. Pour répondre à la demande croissante, la France pourrait être contrainte d'importer massivement de l'électricité cet hiver. Le réseau Sortir du Nucléaire juge la situation "très inquiétante".

La France va-t-elle manquer d'électricité cet hiver? La question se pose alors que lundi, un tiers des réacteurs nucléaires de l'Hexagone – 18 sur 58 – était à l'arrêt, et ce, pour des raisons diverses (maintenance, accidents, grève, etc). Dans ces conditions, la France pourrait être contrainte d'importer massivement de l'électricité cet hiver. Or, le parc nucléaire français assure plus de 76% de la production d'électricité en France.

Le réseau Sortir du Nucléaire juge la situation "très inquiétante". "Dès qu'il y a un grain de sable dans la machine (…) c'est tout le système français qui s'effondre", a ainsi estimé son porte-parole Stéphane Lhomme, mardi sur France Info. "C'est le pays qui a le plus de réacteurs nucléaires qui est obligé de mendier de l'électricité à ses voisins", s'étonne-t-il encore, évoquant de probables coupures de courant cet hiver. Et d'ajouter: "Tout le système français s'effondre."
Pics de consommation en hiver

Dès vendredi, le Réseau de Transport d'Electricité (RTE) a prévenu que la France devrait être contrainte d'importer massivement de l'électricité dès la mi-novembre. La situation s'annonce d'autant plus délicate qu'à ce déficit de production s'ajoute une hausse continue de la consommation d'électricité des Français, qui ont massivement recours au chauffage électrique en hiver. En 2006, 30% des logements étaient équipés de ce type d'appareil contre seulement 2% trente ans plus tôt. A cette situation s'ajoute un autre problème: l'importation d'électricité par la France n'est pas illimitée. D'abord, en raison de la capacité de production également restreinte de ses voisins. Ensuite, parce que le réseau électrique français supporte un seuil limite de quantité d'électricité.

Dans un communiqué publié lundi, la CGT-Energie, syndicat majoritaire chez EDF, évoque "un problème majeur de disponibilité" du parc de production nucléaire depuis 2002, et ce, estime-t-elle, "en partie dû à des choix politiques de réduction des coûts". Et de dénoncer: "De plus, la gestion catastrophique par les différents échelons de la hiérarchie d'EDF des conflits sociaux du printemps a eu un résultat extrêmement négatif sur la disponibilité des tranches.
(Source JDD - 3 novembre 2009)

Cela fait 40 ans que les gouvernements successifs nous vantent le nucléaire comme étant garant de l'indépendance énergétique française... outre le fait que l'uranium est importé, et que les déchets d'EDF sont exportés en Sibérie (comme dévoilé il y a quelques jours), que notre fleuron l'EPR n'apporte pas les garanties de sécurité (selon les agences de sureté nucléaire françaises, britanniques et finlandaises), il est maintenant officiel (annonce de RTE) que cette mauvaise politique ne satisfera pas nos besoins.
Qu'attendons nous pour définir de toute urgence une nouvelle politique énergétique ?

samedi 10 octobre 2009

Orelsan à Perpignan (suite): Lettre ouverte de L’association « Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes » (ECVF)


Lettre ouverte au Président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon et au Maire de Perpignan - 06/10/09

Monsieur le Président, Monsieur le Maire,

L’association « Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes » (ECVF) a été créée en 2003 par des élu/es de tous partis en direction d’élu/es de tous partis dans l’objectif d’informer et de soutenir les élu/es et les collectivités de tout niveau territorial qui souhaitent s’investir dans la lutte contre les violences faites aux femmes. C’est dans ce cadre que nous nous permettons de vous alerter, en tant que financeurs du Mediator et responsables politiques locaux, sur la programmation d’un chanteur nommé OrelSan.

Il a beaucoup été question, dans la presse, de l’une de ses chansons, « Sale Pute », dont vous avez sans doute déjà pu apprécier les paroles. Contrairement aux affirmations d’OrelSan et à l’information tronquée d’une partie de la presse, cette affaire dépasse largement le cadre de cette seule chanson. De nombreuses autres chansons d’OrelSan sont porteuses d’un message de haine contre les femmes, les gays et les lesbiennes :

SUCE MA BITE POUR LA SAINT-VALENTIN : (…) (Mais ferme ta gueule) ou tu vas t’faire marie-trintigner / J’te l’dis gentiment, j’suis pas là pour faire de sentiments / J’suis là pour te mettre 21 centimètres / Tu seras ma petite chienne et je serai ton gentil maître (…) / J’bois, baise, jusqu’à c’que t’en sois mal en point (...) / Vis le sexe comme un conte de fées, depuis qu’j’ai mon BAFA / J’respecte les shneks avec un QI en déficit / Celles qui encaissent jusqu’à finir handicapées physiques (...) / Viens bébé on va tester mes nouvelles MST !

ÉTOILES INVISIBLES : C’est pas en insultant les meufs dans mes refrains / que je deviendrais quelqu’un mais j’aime bien / J’veux que mes propos transforment l’agneau en bête sanguinaire.

SOUS INFLUENCE : J’rêve de péter les dents d’l’autre pétasse des Pussycat Dolls

CHANGEMENT : Maintenant les meufs portent du Vuitton, des grosses lunettes dorées / Avant c’était que pour les vieilles putes blondes décolorées / Les mecs s’habillent comme des meufs et les meufs comme des chiennes / Elles kiffent les mecs effeminés comme si elles étaient lesbiennes

DIFFÉRENT : Rien ne m’arrête si je commence à tiser / alors passe moi le j-p et fais tourner ton hépatite B / J’finirais par acheter ma femme en Malaisie (...) / Renseigne toi sur les pansements et les poussettes / J’peux t’faire un enfant et te casser l’nez sur un coup de tête / Poulette pourquoi tu veux pas sortir avec moi ? / J’adore passer par les p’tits trous j’adore me sentir à l’étroit

PERDU D’AVANCE : Viens bébé on va tester mes nouvelles MST / Ma meuf a 16 piges et veut me lâcher parce que j’suis immature

JIMMY PUNCHLINE : Oui c’est gratuit j’suis bête et méchant / Si j’dois mettre des gants j’ t’arrache la jugulaire avec les dents / Et quand on fait la fête chez tes parents ça part en tapage nocturne / On fait tourner le cul de ta vieille alors que personne fume … / J’suis les Beatles pour les jeunes ados / J’te baise sur un tas de boîtes, t’attrapes une syphilis de derrière les fagots … / Avec ma p’tite copine, on s’pète la tête au gin / J’la baise complètement dead comme si j’étais nécrophile

RAP DE BATMAN : On fait tourner ta mère dans la Bat-cave / Aussi vrai que Wonderwoman est un sale trav’… / Le pingouin c’est un fils de pute trisomique / Superman c’est un boy-scout, j’l’encule avec d’la cryptonite

COUREZ COUREZ : Petite, essaie pas de me fréquenter / Ou tu va perdre ton pucelage avant d’avoir perdu tes dents de lait (...) / J’suis pour de vrai de vrai, j’dis c’que j’pense, j’pense c’que j’dis / Tout ce que j’écris c’est du premier degré, hé ! (...) / Les féministes me persécutent, me prennent pour Belzebuth / Comme si c’était d’ma faute si les meufs c’est des putes / Elles ont qu’à arrêter de d’se faire péter l’uc / Et m’dire merci parce que j’les éduque, j’leur apprend des vrais trucs / Des fois j’sais plus si j’suis misogyne ou si c’est ironique / j’serai peut-être fixé quand j’arrêterais d’écrire des textes où j’frappe ma p’tite copine

POUR MÉMOIRE, LES PAROLES DE SALE PUTE, chanson qu’OrelSan ne chante plus sur scène, mais dont le clip est toujours visible sur internet : J’te déteste j’veux que tu crèves lentement / Avant je t’aimais maintenant j’rêve de t’voir imprimée de mes empreintes digitales / On verra comment tu suces quand j’te déboîterais la mâchoire / T’es juste une truie tu mérites ta place à l’abattoir / On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée / J’veux te voir rendre l’âme j’veux te voir retourner brûler dans les flammes / Si j’te casse un bras considère qu’on s’est quittés en bons termes / J’vais te mettre en cloque (sale pute) / Et t’avorter à l’opinel / J’te collerai contre un radiateur en te chantant Tostaki [Chanson de Noir désir, probablement en référence au meurtre de Marie Trintignant par le chanteur de ce groupe de musique].

Sans commenter ces textes plus qu’ils ne le méritent, vous pouvez constater par vous-mêmes la manière dont ils banalisent les violences physiques, le viol, la transmission volontaire du sida et d’autres MST, et le meurtre des femmes qui ne répondent pas aux exigences de certains hommes dont OrelSan se fait le porte-parole. A cela, il faut encore ajouter l’homophobie et la pédocriminalité.

La complaisance envers des propos aussi violents que ceux chantés par OrelSan est dangereuse. Car, qui consent aux mots finit par consentir aux actes. Et les actes en France, ce sont :

Dans le couple, entre 2005 et 2006
- 4,3% de femmes menacées ou injuriées, soit 776 000 femmes.
- 3% de femmes violentées physiquement, soit 541 000 femmes.
- 0,7% de femmes violées, soit 126 000 femmes.

Au total, 10% de femmes sont victimes de violences conjugales, soit 1 800 000 femmes.

- Une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.

En dehors du couple, entre 2005 et 2006
- 16,9% de femmes injuriées, soit 3 049 774 femmes.
- 5,5% de femmes menacées, soit 992 000 femmes.
- 2,5% de femmes violentées physiquement, soit 451 000 femmes.
- 5,9% de femmes sexuellement agressées, soit 1 065 000 femmes.
- 1,5% de femmes violées, soit 270 000 femmes.

Sources : ENVEFF 2000 – INSEE 2008

Pourquoi mettre en avant ces chiffres, alors qu’il ne s’agit que de quelques chansons ?

Parce qu’il existe un continuum entre les violences les plus légères, comme les violences verbales, et les violences les plus graves : violences physiques, agressions sexuelles, viols, meurtres. Les premières préparent l’acceptation des autres en sapant la résistance des individus : victimes ou témoins potentiellement en mesure d’intervenir. Elles confortent aussi les agresseurs dans leur violence.

La culture et l’éducation sont des axes majeurs pour faire changer les mentalités, s’ouvrir aux autres et permettre la découverte de nouvelles pratiques d’expression. C’est pourquoi nous vous demandons de réagir à la présence au Mediator d’un chanteur qui profite d’un statut d’artiste et de la crainte des responsables politiques d’être qualifiés de censeurs, pour proférer des appels meurtriers à la haine.

« Gouverner, c’est choisir » et financer une action relève toujours d’un choix politique en fonction d’un projet de société. Le refus de voir Orelsan sur des scènes musicales financées par des fonds publics ne peut être considéré comme une atteinte à la liberté d’expression. Nous sommes personnellement très attaché/es à la liberté d’expression, mais, telle qu’elle est internationalement reconnue, elle connaît une limite : l’appel à la haine et au meurtre. Cette limite lui donne un sens et permet à la démocratie et au vivre-ensemble d’exister. Or, les textes précédemment cités ont largement franchi cette ligne rouge.

Nous vous remercions de l’intérêt que vous porterez à notre demande et attendons de connaître votre position sur la présence de ce chanteur au Mediator.

Pour le bureau d’ECVF Michèle Loup Conseillère régionale d’Ile-de-France Présidente d’ECVF

Paris, le 6 octobre 2009

lien ECVF: http://ecvf.online.fr/spip.php?page=sommaire
pétition Perpignan: http://www.idem-genre.fr/spip.php?article13

mercredi 23 septembre 2009

L'incitation à la violence contre les femmes serait-elle, pour le directeur du Médiator, une mission de Service Public ?

L'Etablissement Public Le Médiator, qui bénéficie en 2009 de 675 000 euros en subventions municipales de la Ville de Perpignan et de 200 000 euros de subventions de l'Etat (soit près de 900 000 euros annuels de fonds publics pour fonctionner), a programmé le rappeur Orelsan, le 24 octobre 2009), connu pour ses textes incitant à la violence envers les femmes, et dont voici quelques extraits:

Suce ma bite pour la St Valentin (…) mais ferme ta gueule, ou tu vas te faire marie-trintigner »
« Petite essaie pas de me fréquenter ou tu vas perdre ton pucelage avant d’avoir perdu tes dents de lait »
« J’vais te mettre en cloque sale pute et t’avorter à l’Opinel »
« Viens bébé, on va tester mes nouvelles MST »…


Où se situe la notion de service public dans la programmation d'un artiste qui écrit et chante des textes incitant à la violence contre les femmes ?
La direction d'un Etablissement Public ne peut se prévaloir de liberté de programmation lorsque la notion de service public est bafouée.
Nous nous sommes pas dans le cas de l'activité d'un promoteur privé flairant le coup médiatique(?)! Il s'agit d'un Etablissement Public qui doit répondre à des critères de Service Public, c'est à dire d'intérêt général. Dans le cas précis de ce spectacle, il y a confusion entre la notion d' entreprise privée avec un gérant (qui ne rend des comptes qu'à des associés) et cette notion de service public, pour laquelle les contours semblent flous pour ce directeur.

Le conseil d'administration de cette Régie Municipale, composé en majorité de conseillers municipaux et d'ajoints ne peut accepter une telle dérive et doit intervenir !
Sinon, comme il n’est pas admissible qu’un Etablissement Public programme ce spectacle, programmation dont la notion de service public parait absente, il semble qu'il y a deux moyens légaux d’action :
- soit demander au Maire d’exercer son autorité hiérarchique;
- soit saisir le Préfet pour demander la vérification du contrôle de légalité, quant à cette notion de Service Public.

Par ailleurs, une pétition et un appel à manifester le jour du concert viennent d' être mis en ligne par l'Idem et le collectif Droits des Femmes:
pétition: http://www.idem-genre.fr/spip.php?article13

Pour ma part, je demande la déprogrammation de ce spectacle au Conseil d' Administration de la Régie, ainsi qu'une sanction contre son directeur, son action altérant gravement l'image publique de l'Etablissement Public qu'il dirige.

Philippe Saintlos

mercredi 16 septembre 2009

Vaccins contre la grippe A « Les Français doivent savoir ce qu’on va leur injecter »


Une interview de Michèle Rivasi au journal Le Parisien daté 14 septembre 2009.
Aujourd’hui députée européenne verte, elle s’inquiète des risques d’une campagne de vaccination massive qu’elle juge « précipitée ».

Vous avez adressé une lettre ouverte sur les vaccins contre la grippe A à Roselyne Bachelot ? Pourquoi ?
Michèle Rivasi. Parce que je suis très très sceptique sur les décisions de notre ministre de la Santé en matière de vaccination antigrippe A. Quand on commande 94 millions de doses à quatre laboratoires pour un milliard d’euros, la moindre des choses est que les Français sachent ce qu’on va leur injecter. Et pour ça, je m’appuie sur la loi Kouchner de 2002 qui prévoit un consentement libre et éclairé des patients avant de subir un traitement.

Qu’est-ce qui vous inquiète au juste ?
Pas mal de choses. J’ai travaillé à l’Assemblée nationale sur de nombreux dossiers sensibles comme le syndrome de la guerre du Golfe et le vaccin hépatite B. Et à force d’auditionner tous les pontes de la médecine, nous avons été mis en alerte sur ce qu’on appelle les adjuvants contenus dans les vaccins. Ce sont des amplificateurs du vaccin. Il y a l’aluminium, les solvants, le mercure… Il semble que les effets secondaires graves neurologiques des vaccins soient liés à ces produits. Et puis en 1976, aux Etats-Unis, le vaccin H1N1 a été administré à 40 millions d’Américains et a dû être arrêté à cause d’une maladie neurologique appelée le syndrome de Guillain-Barré, qui est apparue sur plusieurs centaines de personnes. Voilà pourquoi je m’interroge.

Que demandez-vous à la ministre de la Santé ?

Qu’on ne se précipite pas comme le gouvernement le fait, notamment pour les femmes enceintes et les enfants. Car nous n’avons aucun recul sur les risques de cette vaccination pour ces groupes-là. Et vous savez que plus on vaccine en masse, plus on a d’effets secondaires. Des essais avec un vaccin sans les fameux adjuvants vont être menés sur les femmes enceintes. Nous aurons les résultats en décembre. Attendons. On se précipite trop pour vacciner en masse.

Oui, mais les femmes enceintes sont vraiment un groupe à risque. Et si la pandémie prenait de l’ampleur ?

Si le virus était virulent, je verrais les choses autrement. Il ne l’est pas. La moindre des choses, c’est que Roselyne Bachelot ait toutes les données sur ces vaccins, qu’elle informe correctement médecins et infirmières. Pour que chaque citoyen décide librement d’être vacciné ou non.

MICHELE RIVASI, agrégée de biologie, députée européenne Europe Ecologie. Michèle Rivasi, ex-députée (apparentée PS) de la Drôme, est depuis toujours une femme politique militant en faveur de la santé publique et de l’environnement. En 1986, elle fonde la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) juste après la catastrophe de Tchernobyl. Pendant un peu plus d’an, en 2003, elle a été la directrice de Greenpeace France, l’une des associations écologistes les plus revendicatives.
(source: Europe ecologie / photo: Stéphane BLEZY / le Dauphine Libéré)

jeudi 10 septembre 2009

Taxe carbone : la fiscalité écologique fait pschitt !



10 septembre 2009 par Les eurodéputés Europe Écologie.


Les députés européens Europe Ecologie expriment leur déception après les décisions du président de la République française sur la taxe carbone jeudi 10 septembre. La taxe carbone de M.Sarkozy aboutit en effet à un véritable gâchis qui dévalorise l’idée même de fiscalité écologique.

A moins de cent jours de la conférence de Copenhague, Nicolas Sarkozy envoie un très mauvais signal quant à la volonté de la France de relever les défis climatique et énergétique. C’est un rendez-vous manqué : sa taxe carbone est à la fois inefficace écologiquement et injuste socialement.

- Avec un prix minimaliste de 17 euros la tonne de CO2 alors qu’il y avait un consensus des spécialistes pour recommander un plancher d’au moins 32 euros, l’objectif de division par quatre des émissions de CO2 ne pourra pas être atteint. Pas plus que ne sera encouragée la baisse de la consommation d’énergie ou la transition vers des énergies propres.

- En entretenant le flou sur la progressivité de cette taxe, M.Sarkozy condamne les investisseurs et les ménages à une absence de visibilité quant à leurs choix d’investissements énergétiques. La règle du jeu n’est pas clairement fixée, d’autant plus que la décision d’accrocher cette taxe au niveau du marché rendra celle-ci captive des soubresauts du marché du carbone.

- L’exonération de l’électricité va intensifier le recours au chauffage électrique. Une aberration écologique puisque cela conduit à construire des centrales électriques fonctionnant au gaz et au charbon pour répondre aux pointes de la demande électrique, avec un bilan carbone désastreux. Et un risque social pour ceux qui doivent payer les lourdes factures d’électricité que cela implique.

- En ne retenant que des critères géographiques ou de taille de la famille, la redistribution du produit de la taxe aux ménages ne tient pas compte des différences de revenu. Qu’il appartienne aux catégories les plus favorisées ou aux couches les plus précaires, chaque ménage se verra rétrocédé une somme identique, ce qui va créer une inégalité criante.

M. Sarkozy, qui affirme vouloir entrer dans la grande histoire avec la taxe carbone, y entre par la plus petite porte.

Ce sera désormais aux parlementaires de décider s’ils mettent en place une contribution climat énergie qui soit un outil de transition énergétique et de justice sociale ou s’ils valident une taxe carbone au rabais. Ils ont le choix entre poursuivre une polémique souvent démagogique et populiste ou engager un débat démocratique responsable sur le plus grand défi du siècle.

mardi 1 septembre 2009

Ecologie et justice sociale : la contribution climat-énergie sera redistributive ou ne sera pas.

(Par Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy, députés Verts - Tribune parue dans "Le monde" le 15 Août 2009)

L’été 2009 sera chaud : écologiquement et politiquement s’entend. On en vient même à se poser la question de savoir si le projet de taxe-carbone ne va pas mettre le feu à la rentrée.

Le rapport de la commission de réflexion présidée par Michel Rocard est à peine rendu que déjà se déchaînent les opposants à ce qui n’est encore qu’un projet. Pour avoir porté longtemps seuls une telle idée, ne possédons-nous pas quelque légitimité à éclairer le débat ? Nous avons été les auteurs d’une proposition de loi sur la contribution climat-énergie, déposée à l’Assemblée nationale en avril dernier (cf proposition n° 1622 disponible en ligne sur le site www.assemblee-nationale.fr). A ce titre, nous pouvons apporter quelques éléments concrets de réponse à celles et ceux qui commencent à jouer avec les peurs.

D’abord, un mot sur la méthode. Avoir demandé à une commission pluraliste de réfléchir sur le sujet, en confiant sa présidence à Michel Rocard, était une bonne idée. Michel Rocard a une double légitimité pour mener ce travail : social-démocrate, sensible à l’écologie de longue date, il est surtout le seul Premier ministre à avoir mené une réforme fiscale de grande ampleur ces vingt dernières années, en créant la CSG. Son talent ne sera pas de trop pour tenter de convaincre les Français, et surtout les décideurs, du bien-fondé de la « taxe-carbone ». Nous regrettons cependant qu’aucun élu écologiste n’ait été invité à participer aux travaux de sa commission. Etrange idée que de vouloir faire de l’écologie sans les écologistes.

Pour qu’il ne s’agisse pas d’une idée mort-née de plus, il faut selon nous réunir au moins deux conditions : l’efficacité écologique et la justice sociale.

Pour commencer, il faut être clair sur l’objectif que l’on cherche à atteindre. De ce point de vue, le choix de l’appellation est important. A la formule « taxe carbone », qui est une facilité de langage, nous préférons clairement la « contribution climat-énergie », parce que l’enjeu est bel et bien double : s’attaquer aux causes du changement climatique et résoudre la crise énergétique.

Parler de « taxe-carbone » revient en effet à se focaliser sur la question du CO2 et donc sur les énergies dites fossiles (pétrole, charbon, gaz…). Cela revient à entretenir la croyance selon laquelle on trouverait sans tarder une énergie de substitution au pétrole, aussi abondante, facile d’utilisation et bon marché que celui-ci. Pour étayer ce raisonnement, certains n’hésitent pas à mettre en avant l’électricité d’origine nucléaire. Parmi eux, on trouve malheureusement le Président de la République. On comprend mieux pourquoi il parle toujours de « taxe-carbone », alors que le Grenelle de l’environnement préconisait explicitement la « contribution climat-énergie » !

Faire croire que le nucléaire, ou une autre source d’énergie, pourrait être abondante, bon marché et sans impact sur l’environnement relève, au mieux de la croyance irrationnelle, au pire du mensonge d’Etat. La vérité est que nous devons nous préparer à l’ère de l’énergie à la fois rare et chère. Ne pas l’anticiper, c’est condamner tout le monde, surtout les catégories les plus modestes, à être étranglées par la hausse des prix de l’énergie. Les yoyos des prix du baril de brut sur les marchés mondiaux ne doivent pas nous détourner de cet objectif.

Comme le dit fort justement Michel Rocard, la lutte contre le changement climatique est une question de survie pour les humains sur la planète. La transition vers une société de sobriété énergétique est une question d’anticipation politique indispensable pour maintenir l’idée de justice sociale.

Pour être efficace, la contribution doit reposer sur une assise large, viser toutes les consommations d’énergie, avec un seul critère : source renouvelable ou pas. Choisir une base large permet de ne pas se focaliser sur certaines énergies déjà très taxées et très difficilement substituables, comme les carburants. Seules les énergies renouvelables, dont il faut favoriser l’émergence même si elles présentent un léger surcoût au démarrage, doivent être exonérées de la contribution climat-énergie. C’est en ce sens que nous avions rédigé notre proposition de loi, alors rejetée par la majorité et sur laquelle l’opposition socialiste et communiste s’était courageusement abstenue !

La justice sociale est la deuxième condition sine qua non de réussite du projet de contribution climat-énergie.

Le système fiscal français, déjà très injuste, ne doit pas servir d’alibi au refus de la mise en œuvre de la contribution climat-énergie. Elle doit , au contraire, susciter une réflexion plus globale sur la fiscalité, dont l’injustice a été aggravée ces dernières années par des dispositifs qui ont augmenté les inégalités devant l’impôt. Chacun sait aujourd’hui, y compris à droite, qu’il n’y aura pas de réforme juste sans abrogation du bouclier fiscal. La contribution climat-énergie n’a pas vocation à rendre le système encore plus injuste. Notre proposition de loi privilégiait la redistribution intégrale du produit de la taxe, en procédant de manière équitable, en fonction du niveau de revenu et de la taille du ménage. Selon nous, cette approche était la plus pédagogique pour les citoyens : moins on consomme d’énergie, plus le solde est positif entre ce que l’on paye et ce que l’on perçoit, ce que l’on peut appeler le « chèque vert ». On incite clairement les Français à changer leurs comportements. C’est du gagnant-gagnant, grâce aux économies d’énergie réalisées durablement et au « chèque vert » perçu par les ménages immédiatement.

Etant donné les besoins de financement pour mettre en œuvre des mesures massives et rapides d’économie d’énergie et de développement des transports en commun, notamment dans les zones les moins desservies, il est logique d’y consacrer une partie du produit de la contribution climat-énergie. Ces investissements contribuent eux aussi à la justice sociale en permettant à tout le monde de bénéficier économies d’énergie.

Voilà pourquoi la transparence sur l’utilisation de ces recettes doit être totale.

Efficacité écologique ET justice sociale . De la combinaison de ces deux conditions dépendra la légitimité de la taxe-carbone et, par conséquent, son acceptabilité par les Français.

C’est dans ce sens que nous mènerons le combat, notamment au Parlement, pour que la contribution climat-énergie ne reste pas un leurre politique.

Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy, députés Verts.

dimanche 23 août 2009

Mes Journées d'été Les Verts / EUROPE ECOLOGIE.




Trois jours à Nîmes, torrides et studieux, où près de 2000 personnes (presque le double des années précédentes) se sont rencontrés pour discuter, échanger, et construire l'avenir du mouvement écologiste.
Dès jeudi 7 heures du matin, le ton est donné: plusieurs dizaines de participants logés au CROUS, sont déjà en train de déjeuner, puis prennent d'assault les navettes-bus pour rejoindre le site de l'Université VAUBAN: à l'ouverture des portes à 8h30, des centaines de personnes, arrivées la veille ou tôt le matin, font calmement la queue à l'entrée de l'Université VAUBAN de Nîmes. C'est que personne ne veut rater la réunion plénière d'ouverture des journées, et la taille du grand amphithéâtre principal -déjà trop petit avec ses 800 places- nécessite rapidement l'installation d' écrans géants dans la cour principale du site.
Il faut dire que l'enjeu est de taille pour les prochaines années: réussir à transformer le succès électoral du 7 Juin dernier, en installant durablement l'Ecologie Politique (l'ECOSOPHIE), comme le projet politique majeur du XXI siècle.

De l'avis unanime des habitués: beaucoup de primo-participants (dont moi-même), un rajeunissement sensible, et une ambiance à la fois détendue et studieuse;
la présence aussi de nombreux élus, en formation depuis quelques jours par le CEDIS (centre de formation des élus/es Verts), rajoutant encore à l'esprit de sérieux et de mutualisation des compétences, animant l'ensemble de ces Journées d' été.
Le programme proposé était dense, au travers de plusieurs dizaines d'ateliers, de nombreux Forums et plénières quotidiens, sans discontinuer de 9h à 23h dans les 5 amphis et les salles de l'université, toutes au maximum de capacité malgré la chaleur caniculaire; le tout, animé par des invités choisis avec soin: politiques bien sûr (tous les ténors Verts et députés Europe Ecologie, mais aussi Christiane Taubira, Eric Loiselet du pôle écolo du PS, et bien d'autres), également des sociologues, philosophes, journalistes, économistes, instituts sondages, juristes, responsables syndicaux nationaux, universitaires... aux compétences techniques pour l'animation des ateliers et forums.

quelques photos:
http://lesverts.fr/article.php3?id_article=4772

Pour ma part, tout à fait dans l'état d'esprit décrit plus haut, j'ai assisté et participé aux forums et ateliers suivants:
-Un oeil sur la planète: de Kyoto à Copenhague ! (plénière)
-Animer une campagne web, quelle stratégie ! (atelier)
-Pour une transformation écologique de l'économie (plénière)
-Poursuivre le rassemblement des Ecologistes, comment, avec qui ? (plénière)
-Désarmement nucléaire (plénière)
-Europe Ecologie, quel bilan, quelles perspectives ? (forum)
-2010: De nouvelles dynamiques régionales à l'oeuvre (atelier)
-La relocalisation de l'Economie (forum)
-Quelle place pour le travail dans la société Post-Copenhague (forum)
-Restitution du travail des parlementaires français (atelier)
-Penser la crise, construire l'après crise. (plénière)
-Europe ecologie: un Objet Politique Non Identifié en devenir? (plénière)
-Classes dangereuses, libertés dangereuses ? (plénière)
-Sauvegarder la biodiversité; 10 ans pour changer nos pratiques ? (forum)
-la réforme territoriale (forum)
-L'écologie; une politique de civilisation (plénière)


Trois jours, qui ne m'ont pas permis de visiter Nîmes, mais ce sera une autre fois.
De manière générale, ce que je retiens surtout de ces journées d'été, c'est la très grande envie des participants d'acquérir ou d'approfondir les connaissances techniques, ce dans tous les domaines, pour se mettre rapidement au travail dans la gestion des exécutifs !
La nouvelle génération politique est en train de naître: décomplexée, compétente, consciente de l'espoir qu'elle suscite, voulant assumer pleinement ses responsabilités.
Et de mettre en illustration la phrase formulée par l'eurodéputé Yannick Jadot à la plénière de jeudi soir: "On est en train de créer un imaginaire collectif de la victoire de l'écologie politique."
Penser global, agir local ; car aujourd'hui, devant les urgences, il ne s'agit plus tant d'imaginer des solutions, mais bien de faire, d'appliquer nos propositions, qui pour beaucoup marchent déjà ailleurs !
Philippe Saintlos

vendredi 14 août 2009

Il y aura d’autres New Fabris (sauf si…)



Par MICKAËL MARIE secrétaire national adjoint et trésorier national des Verts., et CÉCILE DUFLOT secrétaire nationale des Verts

source: LIBERATION édition du vendredi 14 Août 2009

Les salariés de l’équipementier automobile New Fabris ont mis fin, le 31 juillet, à une lutte de plusieurs semaines. Au lendemain d’une ultime manifestation dans les rues de Châtellerault, les 366 salariés touchés par la fermeture du site ont accepté la dernière proposition présentée par le gouvernement, une prime supraconventionnelle de 12 000 euros net. Et renoncé du même coup à leur menace de faire exploser leur usine. Pas de destruction de l’outil de travail, pas de contagion de la colère, pas de réaction en chaîne parmi les sous-traitants automobiles. «Soulagement» supplémentaire et hasard de l’actualité : trois jours après l’épisode, on apprenait que les perspectives repartaient à la hausse pour les constructeurs automobiles, PSA et Renault en tête. On peut s’en tenir là. On peut aussi, et ce serait préférable, tirer quelques leçons de ce qui s’est joué, ces dernières semaines, à New Fabris.

La première leçon, c’est le respect. On a beaucoup écrit sur les bouteilles de gaz et les menaces, mais on a peu dit à quel point les salariés de New Fabris ont été malmenés et méprisés, qu’on ne leur a guère laissé que la manière violente pour pouvoir simplement être considérés comme des interlocuteurs. La détonation, ils l’avaient déjà subie. Ce sont aujourd’hui les salariés de Molex qui en sont de nouveau victimes, écœurés d’être maintenus dans un entre-deux sans perspectives.

La deuxième leçon porte sur la structure de l’industrie automobile. Des centaines d’entreprises sous-traitantes y travaillent pour une poignée de constructeurs, visiblement peu pressés de prendre leur part des coûts de la crise. Pour banale qu’elle soit devenue, leur attitude doit être condamnée et combattue : en s’exonérant de toute obligation vis-à-vis de leurs sous-traitants, les constructeurs contraignent les employeurs directs - le plus souvent des PME - à se débrouiller seuls de la suite. Sur ce point, aucune fatalité : la loi doit changer, pour amener les donneurs d’ordre à assumer pleinement leurs responsabilités sur l’ensemble de la filière. C’est le sens des propositions syndicales, reprises récemment par Jean-Pierre Raffarin. On espère que pour une fois cela ne reste pas que des mots.

Socialement désastreuse, la stratégie «court-termiste» des constructeurs est par surcroît économiquement stérile : en sacrifiant le tissu industriel, elle compromet plus durablement les conditions d’une mutation de l’économie. C’est d’autant plus grave s’agissant de l’industrie automobile - et des savoir-faire qui la structurent - qu’il n’y aura de reprise de l’activité qu’à condition d’un changement profond des orientations du secteur. Préserver l’avenir des travailleurs de l’automobile, ce n’est pas borner l’horizon des perspectives à la répétition de ce qui se fait déjà, mais témoigner d’une capacité d’innovation bien plus grande que le secteur n’en a montré ces dernières années.

Car, c’est la quatrième leçon, il faudra bien engager - et le plus vite sera le mieux - la mutation du secteur. Sauf à se gargariser de proclamations sur le dérèglement climatique sans jamais agir, il n’est plus possible de considérer qu’une fois passée la crise, tout devra repartir comme avant. Il faudra réduire la place de la voiture dans nos vies et miser sur les transports collectifs (train, tramway, bus, des solutions pour lesquelles les salariés de New Fabris et des autres équipementiers ont des compétences à faire valoir). Mais il restera pendant de longues années encore des voitures : la demande sociale et l’exigence environnementale obligent qu’elles soient alors très différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui. Moins polluantes, moins gourmandes en énergie et moins consommatrices d’espace public. Les savoir-faire professionnels pour y parvenir sont, au moins pour partie, disponibles chez des milliers de salariés expérimentés. Reste à admettre que ces compétences peuvent être utiles à anticiper la mutation, plutôt que de les congédier brutalement au nom d’une logique où seul compte l’immédiat.

Faute de préparer ce changement, on assistera à la répétition désordonnée de conflits où, moins que l’emploi, l’enjeu sera celui de la prime de départ, du solde de tout compte. Des conflits sans perspective ni espoir, où la seule revendication portera sur le montant auquel les salariés licenciés estimeront leur préjudice, moral autant - sinon plus - qu’économique. Le prix de la dignité : voilà ce que nous ont dit, quelques jours avant la fin du conflit, les salariés de New Fabris. Ils ne croient guère aux promesses de reclassement ou de formation professionnelle, mais sont convaincus de l’énormité du gâchis, persuadés que le savoir d’une vie professionnelle ne peut pas être sans dommage jeté aux orties.

La crise que nous vivons n’est pas seulement financière. Elle touche tous les soubassements d’un mode de développement devenu obsolète, sous l’effet conjugué de l’épuisement des ressources naturelles et de l’émergence de menaces dont nous parvenons mal à nous figurer l’ampleur (les conséquences des dérèglements climatiques, par exemple). Aucun pays ne pourra prétendre affronter les défis de cette crise globale s’il n’accepte pas, au préalable, de mobiliser toutes les intelligences, toutes les expériences disponibles. Aucun secteur de l’économie ne pourra passer le cap si les seules décisions qui s’imposent consistent à faire table rase de l’existant. Aucune reconversion sérieuse n’est possible qui ne suppose d’abord d’établir l’inventaire des ressources - en capital, en machines, mais aussi en savoirs vivants - pour en tirer ensuite le meilleur.

Il ne s’agit pas de «soutenir» l’industrie automobile comme on a «soutenu» hier la sidérurgie, en retardant artificiellement sa fin. Il s’agit de l’amener à envisager un avenir qui sera profondément différent, en prenant garde à ce que les salariés ne soient pas les variables d’ajustement de la mutation alors qu’ils peuvent en être les premiers acteurs.

source: LIBERATION édition du vendredi 14 Août 2009

lundi 10 août 2009

Le PROGRAMME COMPLET des JOURNEES D'ETE des VERTS / EUROPE ECOLOGIE









du 20 au 22 Août - Nîmes (30)

le lien : http://jde.lesverts.fr/index.php?Le-programme